Allez… je me permets le plaisir d’écrire
en français aujourd’hui… même si je sais que très peu de bloggeurs liront mon
article du coup… les lecteurs francophones étant de plus en plus rares.
Je suis passé chez mon dentiste la
semaine dernière pour me faire réparer une molaire. Je déteste aller chez le
dentiste, un peu comme tout le monde j’imagine… et que celui qui n’a jamais
flippé avant d’y aller me jette la première pierre !
Je commence donc à me faire mon film dans
l’ascenseur qui mène à la clinique… Je voyais déjà mon sang gicler sur les murs,
j’entendais déjà le bruit strident de la fraise me ronger l’intérieur de la
dent qui rappelait les travaux au bureau… nous déroulons tous le même scénario
dans l’ascenseur, non ? Ou suis-je le seul psychopathe ?
Et d’ailleurs, pourquoi on appelle cet
instrument de torture « une fraise » ?… franchement vu le son
que ça fait, ça donne pas envie de croquer dedans… même plongée dans de la
crème chantilly...
Une fois installé sur le fauteuil, mon
dentiste m'anesthésie la gencive du haut… enfin, il « croit »
m’anesthésier la gencive du haut… parce que comme tout bon trouillard, j’ai la
profonde conviction que la torture va commencer avant que l’anesthésie ne
prenne.
Je tente donc de lui parler de ma vie
pour gagner un peu de temps… ce qui n’est pas déconnant, vu que le fauteuil
ressemble à celui d’un psy…
Puis je passe à divers sujets de la vie
courante, et je jongle donc entre les molaires et Molière, les canines et les
caïds à Tripoly, les incisives et les mi-putes mi-soumises… je fais ma blague
pourrie en répondant « du côté de Gemmayzé » à la question classique
des dentistes « de quel côté manges-tu ? »… (je ne sais pas
pourquoi mais je ne peux m’empêcher de la faire à chaque fois… elle ne fais
jamais rire mais je ne peux m’empêcher de la faire).
20 minutes plus tard, je commence à être
convaincu que l’anesthésie a pris, puisque je n’arrive plus à articuler.
J’ouvre donc enfin la bouche et… plus d’électricité !
… après une dizaine de minutes
d’investigation, mon dentiste m’explique qu’à force de tourner à pleine puissance ces dernier temps, le
générateur supposé alimenter l’immeuble 24h / 24 a craqué.
Résultat, je rentre chez moi la molaire
toujours dans un piteux état, et la gencive anesthésiée pour 2 bonnes heures…
mais bon, l’essentiel est que je n’ai
pas eu le temps d’avoir mal… même pas un « aïe »… « ail
extra ».
