13.4.13

تلاتّعْش

بمناسبة ذكرى بداية الحرب الأهلية اللبنانيّة، حبّينا ما نجيب سيرة هالموضوع الزّفت ونذكّركُن بِجمل كلّها تناقض.
للمُضحك ولِلمُبكي... كاسكُن!

١. يي! شو لابقلك هالفستان، بس نصحانة شوي إنتي أو لأ؟

٢. ليك، مزبوط هوّي عصبي كتير ومشكلجي بس قلبو طيب يا خيي...

٣. يا خيّي حبّوب هوّي الصبي بس مبهول شويّ، لأ؟

٤. ... يي! ساعة اللي بدّك يا حبيبتي، بس حكيني قبل شي يومين تسلميلي، أوكي؟

٥. يا حياتي، ع راسي الدراسات والأبحاث، بس أنا عم قلّك: إمّ جورج ما بتغلط بالفنجان!

٦. ...اه إيه! هيدا الفيلم أكيد حضرتو، ولو مين مش حاضرو؟ بس ذكرني بليز شو القصّة؟

٧. إنو طبيعي أضهر وجرب وشوف، أنا رجّال، بس أكيد بدّي إتجوّز وحده مش بايس تما غير إما.

٨. ع سلامتو! ما في أحلى وأهضم منّو وبأخلاقو ما بتلاقي، بس يا عمي... معقول ما معو سيارة؟!

٩. ليك... صدّقني، سيارتي ما في منا بالسوق... خيّي مظبوط اجت مع ٢٠٠ سيارة غيرا من أميركا، بس وقفتها غير شكل!

١٠. بليز بدي فستان، "سامبل وشيك" ومرتب... آه، ما في أقصر شوي... مم هيدا؟ ما في شي مفتوح أكتر ع صدرو ومع "paillettes"؟

١١. أنا مع حقوق المرأة واستقلاليتها، بس ولو... عالقليلة يدفع عني!

١٢. نحنا البنت اللي عنّا من عاملها متل أهل البيت، بس من وقت للتاني كفّين ما بضرّو.

١٣. ولك شو هالمرتّ هيدا، رحت طلبت منو ١٠٠٠ دولار، قال مش قادر يعطيني، منيح مش قاعد بالبيت متلي! 

9.4.13

Le Liban rêvé d’un occidental : ou le pouvoir de la littérature

Depuis que j’ai mis les pieds pour la première fois au Liban, moi petit européen ignorant de l’Orient, je me suis pris d’une passion soudaine pour ce qu’on écrit sur ce pays, ou sur les romans qu’on y situe, et je ne sais pas pourquoi, le Liban que j’ai découvert dans les livres m’a touché, et me fait dire que ce pays est, pour paraphraser ses habitants « le plus beau pays du monde », en connaissant bien entendu la sciences légendaire de l’exagération des libanais.

De grands auteurs ont écrit sur le Liban : Lamartine, Nerval et Chateaubriand pour ne citer qu’eux, l’on aimé et y ont séjourné avec plaisir, lui donnant une certaine image d’Epinal certes, mais qui n’est pas dénuée de vérité. D’ailleurs les livres ne sont jamais dénués de vérité : les trois écrivains précités parlent de l’argent qu’ils ont laissé… Mais ces grands romantiques ont commencé à construire mon imaginaire libanais, au-delà des conflits et des problèmes de la vie quotidienne, et à part ma femme, c’est sans doute les trois personnes qui m’ont fait aimer le Liban, jusqu’à présent. Mais les français n’ont pas l’apanage de la glorification du Pays du Cèdre, d’ailleurs qui d’autre pourrait mieux le faire que ces habitant eux-mêmes ! Alexandre Najjar, Amine Maalouf, Venus Khoury-Ghata, Nadia Tuèni m’ont tous permis de joindre le rêve à la réalité : tous parlent des conflits, de ce qui s’y est passé, mais ils ont su aller plus loin en y plaçant des histoires, en y créant des personnages issus de leurs réalités, de leur intimité avec leur Terre, et c’est là ce qui fait aimer le Liban. Pour un occidental, le Liban est un pays en guerre permanente (excusez moi le stéréotype, mais nos journaux vous présentent comme cela, même si je connais la réalité, maintenant), mais le fait de lire des écrivains aimant leur pays, et le faisant aller au-delà de la guerre, le transcende ; et m’ont permis d’avoir envie de le découvrir et de l’aimer ; et désolé pour la bouffe, les chicha-deliveries et les Roof Tops, mais Alexandre Najjar m’a rendu le pays plus aimable que vous (sans offense pour toutes les charmantes « tantes » que je connais là-bas).

Au delà des écrivains académiques, de simple bloggeurs publiant des livres, comme Toom Extra, ou Nasri Attallah, ou comme le nombre de « You know what… » ou de récits tous plus ou moins littéraires publiés sur le et au Liban sont des choses merveilleuses, des textes qui présentent un autre Liban, un Liban personnel, différent de la grande Histoire. Des récits de vie comme celui de Darina Al-Joundi, qui font que, malgré le tragique, on aime ce pays pour les personnages fictifs qu’on sait exister dans quelques recoins de ce pays. Bref, comment un pays qui peut produire autant de littérature, d’histoire et d’imaginaire autour de lui ne peut il pas être aimable ? Le Suisse n’a que peu de vrais écrivains qui écrivent sur elle (et qui se doivent de la détester), mais le Liban en foisonne !

Merci donc à tous ces auteurs de m’avoir fait aimer le Liban, même si cela paraît fleur bleue, n’oubliez pas ce que j’ai dit au début : « Les livres ne sont jamais dénués de vérité... »